Accompagnements spécifiques

IRIS : une anatomie de la voix

Jan-Oct 2020

La poésie est une forme de détachement de soi, en même temps qu’une expression profondément ancrée dans nos couches corporelles : c’est ce chemin de va-et-vient que je souhaite rendre visible dans IRIS, entre ce qui nous échappe, nous dépasse, ce qui pourrait appartenir à d’autres temps et d’autres espaces, et les matières internes qui nous constituent : la sensibilité et l’étrangeté, auxquelles le poète tout comme le danseur peuvent accéder, qu’ils parviennent à saisir et à transmettre.
Ce nouveau projet a pour ambition de refléter la multiplicité foisonnante qui nous constitue en créant des combinaisons et des imbrications entre un corpus de textes poétiques et littéraires (extraits, bribes, poèmes entiers), un dispositif plastique, et un corps vocal en mouvement, passeur des mots.
IRIS est un éloge à la poésie des mots et du corps qui travailleront à former une entité poreuse et diffuse : une expérimentation performative qui invite le spectateur à la perte de repères, à une forme d’abandon mental et sensible.
Cet élan est animé par une volonté d’ouverture et d’affranchissement des limites et des frontières, sur les plans artistique, spirituel, physique.

IRIS est un objet scénique : une forme dense pour un corps, une matière plastique, des mots et des sons.

IRIS s’inscrit dans la continuité d’une recherche sur ce qui lie la matière textuelle, sous sa forme orale, en frottement avec le corps en mouvement.

IRIS explore la résonance des langages entre eux en s’appuyant sur le choix de plusieurs textes poétiques articulés et désarticulés dans une composition sonore et rythmique.

IRIS met en scène un corps imprégné de mots : de leurs textures, de leurs sonorités, de leurs saveurs.

IRIS est une plongée dans l’obscur, au cœur du remuement du noir, une visite aux fantômes et aux ombres qui nous habitent.

IRIS est un espace où fouiller l’entremêlement et la confusion des émotions et des sensations, où gratter des terres inconnues, où l’amour des mots, de la langue, jaillit sur la scène où un seul être dissimulé, masqué, à la fois grotesque, informe, vêtu de lambeaux d’une matière noire réfléchissante, apparaît, disparaît, surgit de l’ombre, va-et-vient sondant les liens entre la partie invisible de l’homme et la partie invisible de la nature…

 

Si rien avait une forme, ce serait cela.

Victor Hugo

DÉMARCHE

J’ai récemment exploré dans mon travail l’enjeu du texte avec la pièce Nos Féroces (2017) à partir d’extraits de l’oeuvre poétique Cahier d’un retour au pays natal de l’écrivain Aimé Césaire, dont les choix chorégraphiques, visuels et sonores sont composés à partir de la matérialité des mots.

Le support matériel des monochromes à travers certaines de mes précédentes pièces – Fibres (2004) le blanc, Hordycie (2007) le magenta, et Last Last (2009) créée en collectif, le noir – questionne l’illusion de l’identité : l’effacement du corps et le jeu de la confusion proposent un espace physique où se perdent les repères. Dans ces créations, les problématiques identitaires interrogent le rapport de soi à l’autre, au double, au multiple.

J’ai d’abord traité l’éparpillement de soi comme enjeu esthétique dans sa confrontation à l’homogénéité temporelle et plastique des monochromes ; j’ai cherché ensuite à questionner le multiple par le contraste et le métissage à travers des textes révolutionnaires à travers le monde dans Je ne suis personnes (2011).

Les résidences

Coups de pouce

un • cover MATTER, le corps comme feitiço Marie-Madeleine pourquoi tu pleures ?  Halte Entrez dans la danse TOUCHÉ BE.GIRL

Résidences annuelles

Bouillir le vide Pas de promesse aujourd’hui Nouvelles traces baroques Les statues meurent aussi ELECTRON En relation à l’autre Seul(e). Les Oiseaux / Ateliers de composition autour du travail de Nans Martin / 400 Qui a peur du Rose ? Prévisions chorégraphiques Ethnoscape

Résidences d'interprètes

At first, I was afraid En pierre et en os Après hier 3 Reflets des îles (de si loin , j’arrive, là) Album de chorégraphies La Ménagère MMDCD De si loin, j’arrive L’inconséquente Résidence interprète M.Schruoffeneger Alien A-Tique Duende Espéranto Edmonde et autres saint(e)s

Accompagnements spécifiques

HURRICANE Just Kid’s Je badine avec l’amour (parce que tous les hommes sont si imparfaits et si affreux) Les Figures de l’Attention Élus PULSE Ustium Vacarmes 2 + 1 An Immigrant’s Story Fil Vie de famille, génération 2 Dans le creux de l’absence Never Stop Scrolling Baby Les Planètes Les Confessions À travers (Le bruit de la pluie qui tombe) INTIMITEITEN Création solo (titre provisoire) Interstitium Vacarmes IRIS : une anatomie de la voix Infernal Practicability Muages ˈstɔːriz Mon vrai métier, c’est la nuit N’ayez pas peur ! « Très loin, à l’horizon » (titre provisoire) Score #1 Récital [Bach to Boulez] Cercle égal demi cercle au carré Tillandsia MAINTENANT, OUI FENOMENO Skyline Slow Torments – L’Homme au Coin INSTANTANÉS #1 Anne-Flore de Rochambeau Les éternels À travers Pourquoi ne sais-tu pas marcher dans la neige ? BPM ANNA Le Triomphe d’Icare Dès Keuy A Taste of Ted Holy Kiss and Cry Anatomie du Silence D’usage Dans la gamme d’une vague INMOST Low Cost Migrant is my name Feu langage ! Men’s dayMinute papillon Titre en cours Aulbinor F(R)AME Les Corps Mous #2 Triptyque : Entrelacs, Catharsis, Cosmos Initio, Opéra chorégraphique pour 5 danseurs et 1 chanteur

Les prochaines échéances

RÉsidence annuelle

Pas de dépôt de dossiers pour des résidences annuelles en ce moment

 

Accompagnement SPÉCIFIQUE /  RÉSIDENCE D’INTERPRète

Pour déposer une demande de résidence d’interprète et d’accompagnement spécifique il faut déposer le dossier 5 mois avant la période d’accueil demandée.

3 dates butoirs : 30 janvier / 15 mai / 30 septembre

Toute compagnie accueillie en résidence doit s’acquitter des droits d’adhésion à l’association de 30 euros.

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Dossier résidence annuelle

Dossier Accompagnement spécifique interprète