Festival Faits d'hiver

15 JAN-9 FÉV 2024
48 représentations10 créations17 lieux du Grand Paris.

Nach, Cellule © Dainius Putinas

Foisonnant, pluriel, audacieux, Faits d’hiver s’attache à représenter toutes les esthétiques de la danse contemporaine et s’affirme comme un festival de création accessible à tous. Il possède une personnalité très spécifique, forgée par son itinérance, son choix de mêler lieux de diffusion réputés et « petits lieux », tout comme chorégraphes reconnus et émergents.


À MICADANSES

Marco Berrettini, El Adaptador (création)
1er et 2 février à 20h

Marco Berrettini fait partie de ces rares chorégraphes qui pensent la danse et la scène comme des opportunités pour comprendre le monde et les humains qui l’habitent. Plus qu’un penseur, il faut le considérer comme un agitateur patenté qui ne recule devant aucune opportunité de rire, à gorge déployée ou jaune, très jaune, de chanter, de parler, de jouer, et d’envoyer haut et fort des séquences dansées remarquables de brio et d’espièglerie.
Avec El Adaptador, il se confronte à une jeune danseuse qui le déroute, le prend à rebrousse-poil, met en orbite toutes les questions et combats de maintenant. Ce qui génère, bien sûr, surprise, gêne, interrogation… Autant de matières fertiles pour le trublion dansant !



Pedro Pauwels, Cygn etc…
5 février à 20h

La Mort du cygne chorégraphié par Fokine en 1905 n’avait jamais été repris. Un siècle plus tard, Pedro Pauwels s’attaque à ce mythe de la danse, mais en changeant les données. Il demande à Anne-Marie Reynaud, Odile Duboc, Carolyn Carlson, Françoise Dupuy, Elsa Wolliston, Wilfride Piollet, Patricia Karagozian et Zaza Disdier, huit femmes chorégraphes dont l’œuvre, l’univers et la philosophie l’intéressent de créer une chorégraphie sur ce thème. L’interprète initiale, Ana Pavlova représentait la féminité à l’état pur. Pauwels en reprenant cette danse questionne donc l’identité féminine et masculine en chacun de nous. Le danseur, s’imprégnant de l’univers très divers de chacune des chorégraphes, crée un pont entre patrimoine et création contemporaine.

Un corps d’homme – une danse mythique : deux matériaux uniques à travers le regard de femmes qui révèlent leur essence, leur écriture, leur signature.



Pedro Pauwels, Mr Splapstick (création)
7 février à 20h

La ressemblance avec un personnage illustre ne passe pas toujours par le physique, elle s’attache parfois à l’attitude, au son de la voix, à la manière de se mouvoir ou encore par la temporalité… Le temps, un des fondamentaux essentiels à la danse, vitesse, rythme, pause, arrêt : savante partition au service du spectacle. Pour Mr. Slapstick, le temps, justement, sera l’élément central, car il caractérise ce personnage illustre, Buster Keaton, issu du monde du silence, du cinéma muet où le geste prend la parole, où la rythmique impose sa poétique, son énergie, du sourire au rire jusqu’à l’irrémédiable. Le tout se découvre follement dansant, irrésistible.



Sarah Baltzinger, VÉNUS ANATOMIQUE (création)
9 février à 20h

Avec Sarah Baltzinger le corps féminin devient un terrain de jeu et de lecture, de questions et de fantasmes. Dans cette nouvelle création, les cinq danseuses s’emploient à jouer sur les frontières du marionnettique, du disloqué et du déploiement, de l’hybride et du connoté. Vision horrifique et absurde parfois grotesques des constructions mentales aussi séduisantes que tenaces, pantins, poupées, mécaniques aussi lisses que brisées, entrecoupée de possibles échappées poétiques soudaines. I

Inspirée par la culture populaire, artistique et mythologique, de Dr Maboul à Hans Bellmer, en passant par les différentes versions de Vénus anatomiques anciennes, la chorégraphe poursuit sa déconstruction passionnée du féminin, exposé au scalpel du regard, intransigeant, fouailleur, insatiable.