Olivier Bioret

Laurent Ciarabelli

Observateur attentif, Olivier Bioret fait de la question du point de vue le fil rouge de ses activités. Sa formation en danse contemporaine au C.N.S.M.D.P. se double d’études d’histoire qui cultivent son intérêt pour la trace, la source et la vue d’ensemble que permet le recul du temps. La connaissance de la cinétographie (ou notation Laban du mouvement) participe de ce goût, et propose également un outillage conceptuel précieux pour appréhender tant les oeuvres que la création. Il est danseur interprète pour les créations de Claire Jenny depuis 2008 (Incertain Corps, Effigies, Tiens-toi droit !!!, Écho…), ainsi que pour celles de Béatrice Massin (La Belle au bois dormant, 2014) et d’Hervé Robbe (La Tentation d’un Ermitage, 2014) ou pour les formats extraordinaires de la Cie In Situ (Martin Chaput et Martial Chazallon). L’interprétation le porte aussi vers les oeuvres du passé, qu’il s’agisse du siècle baroque ou du concours de Bagnolet (Projet Nouvelle Vague, Cie Eco, en 2009), à
moins qu’ils n’aille les remonter (Water Study, de Doris Humphrey ; Sehnsucht de Karin Waehner, 2017) ou les noter (Concerto, de Lucinda Childs 2013).
C’est chargé de cette multiplicité de perspectives qu’il crée, faisant toujours le pari de la capacité de la danse à toucher sans in-
termédiaire ni prétexte les fibres du spectateur. En collectif (Plateforme Cadmium, Collectif Sur une Patte), puis seul, il crée la pièce Face B en 2007, en 2009, le solo Les Glycines – Samarcande, puis le trio en 2011 à l’Étoile du Nord, et Hortichorégraphie en 2017 au Théâtre de Bezons.

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