Camille Mutel

Danseuse interprète et chorégraphe, elle se forme à la danse butoh avec Masaki Iwana et s’ouvre à la culture asiatique, son rapport au silence, au temps, à l’espace, au vide, à travers notamment les notions de « wabi sabi » (principe d’imperfection, d’impermanence et d’incomplétude) et de « ma » (l’espace temps qui relie et sépare les choses).

Depuis quelques années, elle interroge la notion de nudité que ce soit dans ses propres projets au sein de sa compagnie Li(luo) ou comme interprète pour d’autres chorégraphes ((nou) de Matthieu Hocquemiller, Dream.land de Cosmin Manolescu, etc.). Elle va même jusqu’à s’engager pendant une période dans la pratique professionnelle du striptease.

Elle joue avec le sens kaléidoscopique de la nudité. Tantôt révélatrice de manque (Vestale, en 2003), de solitude (Le Sceau de Kali, en 2005), tantôt questionnant le désir (Symphonie pour une dissolution) et le rapport au pouvoir (Effraction de l’oubli).

Sur chacune de ses pièces, elle s’entoure de collaborateurs de différents horizons (éclairagistes, chanteurs, danseurs, compositeurs, photographes, plasticiens etc.) pour écrire de petites formes, solo, duo ou trio.

Il y a dans sa démarche une unité autour du questionnement de l’intime et de la « nécessaire vanité » de le mettre en scène.

Spectacles

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