To Repel Ghosts/Lettre au Père

9 juillet à 15h - Studio Noces

 

 

Chorégraphie : Gennaro Lauro
Interprétation : Silvia Mai et Gennaro Lauro
Regard extérieur : Elisabetta Lauro


réservation : choroscio@gmail.com


Ce travail est une recherche sur le masculin et les questions de base sont :
qu’est-ce que c’est pour moi le masculin? comment puis-je le ‘libérer’ pour ne pas devoir y renoncer? est-il possible de retrouver un contact intime, personnel et non normatif avec le masculin? mon expérience du masculin peut-elle me connecter vraiment avec d’autres êtres humains? est-ce que ce masculin peut devenir une ‘cour’ ou un terrain de vie, fait d’expériences variées et muables, plutôt qu’être une catégorie d’appartenance?

Ce travail se développe au long de trois axes de recherche:

– la recherche chorégraphique avec Silvia Mai;

– l’écriture de textes, dont 12 histoires dédiées à des figures humaines – souvent des femmes – qui vivent aux marges du monde patriarcal, et un monologue du Père, une manière de lui donner la parole avant de lui dire adieu;

– la recherche sur le terrain à travers le dialogue avec des associations qui opèrent autour de l’expérience du masculin, ou à travers des rencontres regroupant individus se reconnaissant comme masculins autour de leur expérience intime.

Ce travail naît du désir de chasser certains fantômes, désarmer la peur, assouplir les frontières, et ne pas se résoudre à vivre par simple opposition ni par pur éloignement. Faire de la terre un ciel qui, comme le ciel, ne confond pas la géographie avec la généalogie, l’altitude avec l’autorité.

Ce travail est aussi une tentative d’écrire une lettre au Père, à celui que nous avons connu, même s’il a été absent, au Père que nous avons subi, à celui que nous avons pourtant nourri, nous autant que nos pères et les pères de nos pères.

Ce travail est un solo, bien que nous soyons deux. C’est un solo avec un intrus. Je suis l’intrus.

Ce travail est un exercice d’adieux et pour cette raison il commence par une fin.

Ce travail est un labeur.

Gennaro Lauro

 

“Si j’avais lâché, si j’avais tout laissé aller, tu ne serais pas là,
car il n’y aurait pas le sexe, il n’y aurait pas la famille, il n’y aurait pas le lit conjugal,
il n’y aurait pas la maternité, ni le lait chaud, pas de caresses pour compenser mes poings,
personne, personne ne se serait occupé de toi. Tu ne serais qu’un individu jeté dans le néant.
Si moi je ne porte pas le monde, toi tu n’as pas de forme. Si je le lâche, tu n’as pas de frontière.
Il n’y aurait ni ici ni là, ni droite ni gauche.
Je suis là pour diviser, pour former, pour opposer,
je suis là pour faire la guerre,
car là où il y a la guerre il y a la mort,
et là où il y a la mort il y a la vie.
Je suis le Père.” 

 


Production : Cie Meta (France) et Associazione Sosta Palmizi (Italie).
Soutiens : D.ID (Vienne, Autriche), Periferie Artistiche – Tuscania (Italie), Teatri di Vetro – Roma (Italie), IntercettAzioni/Teatro delle Moire (Italie), Home Centro Coreografico – Perugia (Italie), micadanses-Paris (France), Le Volatil -Toulon, Fabbrica Europa (Italie).
Accueil studio : CN D – Pantin, micadanses-Paris.