La Colline

Roy Assaf

Samedi 24 septembre 20h30

Compagnie Roy Assaf
Chorégraphie : Roy Assaf / Danseurs collaborateurs : Igal Furman, Avshalom Latucha, Roy Assaf / Bande sonore et costumes : Roy Assaf / Musique originale et montage : Shlomi Biton / Musique : Fanfare de l’Armée Israélienne dirigée par I. Graziani (Marche de l’Armée Israélienne), Yoram Taharlev (Giv’at HaTahmoshet), Bee Gees (I started a joke) / Création lumières : Omar Sheizaf / Directeur des répétitions : Malanie Berson / Conseiller artistique : Ronit Ziv / Texte : Amit Kliger

© Gadi Dagon

Créée en 2012, La Colline (The Hill), par des corps à corps puissants et éloquents, dénonce l’inutile esprit de conquête des hommes.
Débris d’érosion charriés par l’eau, augmentation de la pression, accumulation de terre ou de sable…une colline est née. Un homme grimpe sur une colline de terre, il se tient debout sur son sommet et soudain, se met à penser qu’il marche sur une terre sacrée. Les gens, et plus particulièrement les hommes, sont inexplicablement impliqués dans des combats périodiques sur ce monticule de terre. Par le biais de leurs actes, ils valident la signification de cette colline à leurs propres yeux, et ce, même au prix de colère, de malédictions et du sort aveugle. Ils chanteront des chants, danseront des danses, pour affirmer leur foi et s’assurer qu’elle vivra pour toujours.
Les trois hommes sur la colline… Impossible de dire dans quel but on les a placés là, ni par qui. Leur danse, dans un mouvement circulaire constant, démontre une boucle d’absurdité, un cycle de peur et de semblant de masculinité, évoquant le rire, la terreur et les larmes. Leurs mouvements établissent l’essence de l’occupation, ce sont des soldats au torse gonflé de conviction. Intoxiqués par un sentiment d’autosuffisance, ils se battent aux sons d’hymnes glorifiant le passé. Durant la célébration de la bataille, ils agissent mécaniquement, comme sous l’emprise d’une malédiction. Une sorte de danse rituelle de fantômes, un cercle festif de camaraderie exécuté en coordination parfaite, bien que dérangeante.
Vont-ils finalement réaliser que la colline n’est qu’un fruit de leur imagination? Uniformes déchirés, révélations troublantes, les trois héros s’écrasent au sol, se transformant en un débris brisé. La colline s’avère être décevante. On ne peut pas la prendre, mais on ne peut pas non plus la restituer. À partir du moment où ils ont atteint le sommet, ils étaient destinés à y rester pour toujours, contre leur volonté; ensemble, partenaires. À présent, ils sont seuls, ils ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes… Soudain, ils aspirent à la douceur, aux attouchements, au rire et la fraternité… leur lutte pour le sommet s’est achevée, les hommes chantent pour la colline, mais celle-ci reste muette. Ils dansent en l’honneur de la colline frémissante, qui éclate en un rire souterrain, débris d’érosion charriés par l’eau, augmentation de la pression, accumulation de terre ou de sable…une colline est née.

 

La Colline est en soirée partagée avec Pavane miniature et Douve, 1ère figure dans le cadre du festival Bien Faits !

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